Vendredi 30 Juillet 2010

strada diritta è resistenza



dossier PADDUC

Le 16 Aout 2004 Rinnovu rend public au cours d'une conférence de presse le document I de DIAGNOSTIC DU PADDUC (Plan d'Aménagement et de Développement Durable de la Corse ).
Après avoir examiné l’étude préliminaire réalisée par la société TETRA pour le compte de la CTC concernant les diagnostics et les perspectives de développement de notre pays, nous nous devions de réagir avec force et conviction et d’alerter notre peuple sur les choix pour lesquels certains décideurs risquent d’opter dans les prochaines années, suite à une analyse très tendancieuse de la situation.



UN DIAGNOSTIC TRES ORIENTE

San Fiurenzu(site u levante)
San Fiurenzu(site u levante)
L'audit servant d'état des lieux pour l'élaboration du PADDUC est un diagnostic orienté, en amont des choix politiques de développement que devront faire les élus territoriaux.
La grande misère intellectuelle qui siège à l’Assemblée de Corse montre que les instances locales, pourtant munies de compétences de décision, se cantonnent dans un suivisme de directives étatiques.
Ainsi, il est intéressant de constater qu’un petit bureau d’étude parisien se permet de dresser des pistes voire des recommandations quant au développement économique social et culturel de notre pays. De telles directives seront scrupuleusement reconduites par un exécutif docile et malléable qui se chargera de les faire passer pour siennes.

En effet ce plan :

1/ annonce la "bonne santé" de l’économie corse, créatrice d’emplois en interprétant des chiffres qui n’ont jamais été validés.
2/ entérine par son analyse du territoire corse la division en 2 zones : l’une littorale et l’autre intérieure.
Par des calculs globalisés ou des extrapolations, l'étude prétend que l'intérieur est assuré, voir sauvé dans son développement et qu'il faut donc mettre l’accent sur un développement de la zone littorale .
La Corse n’est pas l’Islande !


3/ prétend que globalement l'agriculture est confortée au prétexte d’une augmentation des emplois dans l'agroalimentaire, alors que les exploitations agricoles disparaissent de notre territoire (4000 entités en 2000, moins de 2000 en 2004). Les choix de développement sont donc dictés par la politique du tout-tourisme : création de golfs, de voies de circulation spécifiques qui écartent volontairement l’intérieur, le refus de conforter l’hydro-électricité (car contradictoire avec les sports de loisirs…), l’urbanisation de pans entiers du littoral et parfois de la montagne (après avoir adapté les lois "littoral" et "montagne" dans un sens moins contraignant), la création de lotissements résidentiels avec leur cortège de fractures sociales et culturelles.
Ceci aura pour conséquences de refouler les derniers acteurs du monde rural dans les endroits les plus reculés de l’île, ou tout simplement de les faire disparaître. On relèguera les agriculteurs dans un rôle de jardiniers de résidences secondaires…

4/ propose pour le développement de la Corse : l'installation des seniors en particulier à hauts revenus, venus de l’Europe entière ("seniorisation"). ( Après les Saigneurs de Marbeuf, les Seigneurs inféodés, voici le temps des Séniors).
Il est reconnu qu’en dix ans, 30 000 Corses ont dû s’exiler et 40 000 personnes sont venus s’implanter sur notre île…L’objectif annoncé est de poursuivre activement cette politique de substitution.
Ces flux migratoires semblent être la base de la politique démographique et administrative de la France pour la Corse.
Tout ceci s’inscrit donc dans le droit fil de la colonisation de peuplement.

5/ dénigre totalement notre culture, en proposant simplement la création de bibliothèques…

Les équipements structurants envisagés seront à chaque fois dictés par cette logique d’écrasement de notre peuple et de notre culture.
La planification d'une spoliation de notre terre, relayée par les élus locaux et autres lobbies, dans le cadre de cartes communales ou autres PLU servira à urbaniser nos côtes au prétexte d’une situation tendancielle.
C'est le contraire du développement durable.

Cette politique n’aura pour but que de retirer de notre patrimoine le bien essentiel nécessaire à toute économie, à toute société : notre terre."Strada diritta"

RINNOVU s’adresse en Mars 2005 à l’exécutif de la CTC au sujet du PADDUC

isula di Cavallu
isula di Cavallu
Rinnovu apporte son soutien et ses encouragements aux associations de préservation de l’environnement décriées récemment par certains membres de l’exécutif territorial. Nous nous félicitons du vote majoritaire de la CTC qui impose une étude d’impact environnemental antérieur à la mise en enquête public du prochain PADDUC. Nous rappellerons simplement que la notion de développement durable n’est certainement pas antinomique d’une collaboration avec les acteurs citoyens de la défense de l’environnement ou d’une étude d’impact environnemental.

Les réserves que nous avions émises sur le PADDUC il y a plusieurs mois suite aux orientations données dans le document « diagnostic et enjeux » réalisé par un cabinet parisien, semble malheureusement toujours d’actualité. La seule motivation clairement affichée reste la recherche d’un moyen de rendre obsolète la loi littorale en définissant des zones touristiques urbanisables surdimensionnées qui se soustrairaient à cette loi. L’objectif stratégique vise à faire sur notre littoral de grandes zones touristiques sans âme, avec des golfs, des milliers de résidences secondaires ou encore des hameaux nouveaux saisonniers constitués de grandes résidences hôtelières. L’intérieur deviendra un vaste désert économique et humain pour touristes aventuriers.
Suite à la déclaration lénifiante de l’exécutif le 23 avril dernier nous attendons donc les conclusions du document « objectif de développement », sur la protection réelle de nos ressources agricoles aujourd’hui menacées par la pression foncière et l’urbanisation.
Rinnovu demande au président de l’exécutif de la CTC de mesurer la responsabilité qu’il engage devant les générations présentes et futures. Il est encore temps pour orienter enfin les débats sur un véritable plan d’aménagement et de développement durable créateur de richesses sur tout le territoire et préservant ressources, patrimoine et culture. Le PADDUC peut être une chance pour la corse à condition qu’il ne se mette pas à la disposition d’intérêts spéculatifs et d’une vision éculée du développement économique axée sur un tout tourisme ravageur de patrimoine et broyeur de culture.


isula di Cavallu
isula di Cavallu

Vendredi 10 Février 2006
rinnovu
Lu 5729 fois


SVILUPPU,ECUNUMIA,AMBIENTE... | ATTUALITA PULITICA è SUCIALE | SCRITTI DI U RINNOVU | CUNSULTA NAZIUNALE | A VITA DI U MUVIMENTU | INTERNAZIUNALE | STORIA,CULTURA, | RIPRESSIONE è SULIDARITA | CLANDESTINITA | VITA ASSUCIATIVA


strada diritta è resistenza