Cari cumpatriotti,
En ce début 2007, je voudrais vous dire d'abord Salute è pace à tutti et aussi vous livrer quelques réflexions politiques sur l'état de la Corse et des Corses.
A travers ces réflexions, je me suis moi-même posé beaucoup de questions. Par exemples :
Quand les Corses comprendront-ils que l'on essaie de nous cacher l'abîme dans lequel notre île s'enfonce inexorablement .
Deux siècles et demi de guerres sanglantes qui nous ont décimés, deux siècles et demi de ruines dont les responsables de père en fils trônent toujours sans pudeur aux assemblées soutenus par les gourvernants parisiens qui ont programmé notre disparition. Nous pourrions dire : notre génocide. Nous sommes les victimes d'une grosse opération d'avilissement, avec le concours de l'Eglise, de l'Ecole, des Institutions, de la Banque et de la Communication. Parce qu'ici plus qu'ailleurs, l'homme a été dévalorisé. Et la loi du profit l'emporte sur les lois morales. Après plus de deux siècles, voila le travail de la France. Voilà ce qu'est devenue la Corse colonie française. On voit à quel point est grotesque la prétention d'opposer en un duel dit "démocratique", la majorité d'un petit peuple aux grands Maîtres, financiers internationaux, surtout quand on sait que ces gens là sont capables de tout : accidents disparitions, meurtres, coups tordus, espionnage sur la vie privée, etc...
Alors quelle solution pour la Corse et les Corses, tant que durera l'actuel statut d'expropriation, de dépersonnalisation, d'asujetissement de notre pays à la dictature absolue du pouvoir français ?
La solution : ghjè l'omu corsu ; l'homme qui a été dépouillé de ses droits historiques, des ses valeurs morales, de sa culture. Ghje l'omu corsu. C'est lui qu'il faut mobiliser, qu'il faut restaurer dans toutes ses valeurs et dans toute sa souveraineté. Alors, sa souveraineté ainsi retrouvée lui rendra sa terre, sa culture, sa patrie. Y-a-t-il en Corse un seul homme qui refuserait de retrouver un tel honneur, une telle dignité ? C'est pourtant pour cela, pour avoir appelé à cette dignité, que de jeunes corses, depuis trente ans, ont mangé et mangent encore le pain des prisons françaises. C'est pour cela aussi que de jeunes patriotes sont allés jusqu'au suprême sacrifice. Pour parvenir à notre souveraineté, je vous le dis, il faut sortir des sentiers battus. Il faut introduire une nouvelle dimension dont l'assemblée de Corse de part ses origines, de par sa nature est parfaitement incapable. quand à l'Etat français, il parle au nom de son histoire qui est celle du juridisme et de la force armée, alors que la NATION CORSE elle, parle au nom de l'histoire tout court, celle de la morale, de l'ethique, de la culture, du code des relations humaines et sociales, du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Cette histoire qui bien avant Louis XV a ouvert des horizons de lumière. Pour atteindre de nouveaux horizons, notre mouvement national, empétré dans ses schémas venus d'ailleurs en particulier de France, se doit impérativement et définitivement d'abolir l'esprit de clan et d'hégémonie. Les différentes chapelles et courants, tout en gardant leur originalité, doivent se regrouper au sein de A Cunsulta Naziunale seule structure, seul espace de réconciliation, de réflexion et de construction. Ainsi la confiance de tous reviendra, les plaies se refermeront définitivement pour l'intérêt supèrieur de notre peuple. Notre Assemblée Nationale Provisoire élue sera le plus imprtatnt élément de cette autre dimension. Il y a dans chaque organisation et parmis les citoyens de la cunsulta naziunale, des jeunes femmes, des jeunes hommes intelligents. Ils doivent former une collégiale capable de surmonter toutes les difficultés. Ces représentant élus de de l'ANP, c'est à dire de la Corse souveraine, seront ceux qui ont pris conscience des réalités de notre pays. Peu importe leur nombre, 31, 41... L'essentiel est d'arriver à percer les murs de l'indifférence et de des aveuglements pour rassembler autour de nous tous les Corses du monde.
1.Retournons à notre histoire , notre culture.
2. Restaurons une économie géopolitique.
3.Oeuvrons pour notre libération nationale, pour la reconnaissance de notre souveraineté. Trois missions pour le mouvement national.
Alors notre peuple dispersé aux quatres coins du monde se rappellera sa première source. Je crois personnellement au retour des Corses dans leur vraie patrie, sitôt que sera mis en place un office du retour de nos compatriotes exilés.
Les évènements du Fiumorbu nous ont encore démontré avec quelle suffisance, avec quelle arrogance, avec quel mépris, le pouvoir parisien nous a considéré. Alors bien-sùr on a tous envie de dire aux représentants de l'Etat français "arrêtez de nous faire la guerre, seriez vous à ce point ingrats". quand vous venez nous voir, vous êtes reçus par des valets dans votre palais Lantivy ; alors que le simple touriste, lui, parle à la Corse profonde, il voit les décombres des vilages abandonnés, les trafics d'influences, les fraudes, les âmes vendues, la jeunesse déboussolée, les pirates financiers s'ampifrant de la misère, les enfants braqués au saut du lit, les rafles, les cours spéciales...
"Arrêtez de nous faire la guerre". Laissez-nous notre savoir vivre, laissez-nous notre savoir penser, et notre savoir mourir.
Ne prenez plus nos gens pour des veaux, ils savent que c'est grâce à nous patriotes, morts ou vivants, que depuis 20 ans notre Université forme des cadres pour la Corse, grâce à nous que l'on a évité le bétonnage des côtes. Alors aujourd'hui, même si le duel semble inégal, notre fièreté ancestrale nous commande une seule réponse elle tient en deux mots: RESISTENZA E SULIDARITA.
Plus nous attendrons plus la Corse ira au fond. Il nous reste peu de temps pour reconstruire la Nation Corse.
EVVIVA A NAZIONE.
Jean thomas Guelfucci