Vendredi 30 Juillet 2010

strada diritta è resistenza



Le 14 juillet dans l'histoire de Corse.

C'est une dâte importante et il ne faut pas la laisser à la propagande française. Des militants de Corsica libera sont venus le dire place st Nicolas à Bastia, au moment des cérémonies françaises ; ils ont rappelé le sort des prisonniers politiques corses.



Le 14 juillet dans l'histoire de Corse.
Plusieurs militants sont venus avec force drapeaux et chants. Ghjuvan filippu Antolini a lu une déclaration au micro, alors que des forces de l'ordre encadraient leur cérémonie. De nombreux touristes se sont alors mis à écouter cette intervention et non plus celle du préfet. A l'issue, les militants ont déposé une gerbe pour rendre hommage aux morts Corses des guerres françaises, victimes de l'histoire.

Voici la déclaration : Le 14 juillet, aux pieds de la veuve Renno

"Le 14 juillet est une date très importante dans l’Histoire de Corse, qui mériterait bien d’être déclarée un jour fête nationale corse. En effet, c’est un 14 juillet, en 1755 que Pasquale de’Paoli a été élu général en chef des Corses à la cunsulta du couvent Sant’Antone di A Casabianca et que l’indépendance a été déclarée au nom du droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes. Et, c’est également un 14 juillet que Pasquale de’Paoli est revenu en Corse, à Macinaghju, en 1790, après avoir passé plus de 20 ans en exil en Angleterre.
Le monument aux morts des guerres du XXe siècle, sur la Place Saint-Nicolas de Bastia est parfaitement approprié pour fêter cet événement. Œuvre du grand sculpteur corse Louis Patriarche, fini en 1925, il dû recommencer le socle qui ne plaisait pas. L’œuvre finale a donc été livrée en 1929 et inaugurée en 1935 en présence d’une foule estimée à plus de 30 000 personnes. Elle représente la bravoure des femmes corses. Pour cela, l’auteur a sculpté une scène du XVIIIe siècle, la veuve Renno offrant son troisième fils au Général Paoli pour combattre pour la liberté de la nation, contre les troupes françaises, alors qu’elle a déjà perdu ses deux premiers fils au combat. Cette femme, c’est aussi Faustina Gaffori qui demande aux Corses de penser à la patrie et de monter à l’assaut de la citadelle de Corti, malgré le fait que les Génois aient pris son fils en otage et menacent de le tuer si les Corses attaquent.
Le 14 juillet que les Français fêtent commémore une révolution à laquelle la Corse de 1789 a adhéré, puisque nous avions mis en pratique les idées des lumières 34 ans avant la France. Mais, les nationaux du XVIIIe siècle ont vite compris que la France ne mettrait jamais en œuvre une société juste et égalitaire. Dès 1793, la Corse tournait le dos à cette France qui mettait en place la terreur. Aujourd’hui, alors que la France entière commémore ce 14 juillet 1789, on peut se demander ce qu’il reste des idées de liberté, d’égalité ou de fraternité…
Pendant ce temps, le préfet, premier représentant dans la Corse septentrionale de l’Etat français, s’apprête à commémorer le 14 juillet 1789, à, certes, honorer nos morts du XXe siècle, mais aussi à insulter la dignité des familles de nos prisonniers qui souffrent toujours autant malgré les promesses du président de la France et de ces ministres. Nous rappelons que 65 prisonniers attendent toujours dans les prisons françaises un rapprochement. " CAR de Corsica Libara

Mardi 14 Juillet 2009
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